
Aujourd’hui je vous emmène au coeur des travaux de Mark Carlotto, PhD, ingénieur aérospatial et chercheur américain spécialisé dans l’analyse d’images et l’archéoastronomie, connu pour ses travaux sur l’orientation des sites anciens et l’hypothèse d’anciens pôles géographiques. Il a mené une étude stupéfiante sur plus de 220 structures archéologiques à travers le monde – pyramides mésoaméricaines, temples égyptiens ou encore sites mégalithiques sud-américains. En analysant leurs orientations et en s’appuyant sur les travaux de Charles Hapgood dans les années 50, il a identifié quatre anciens pôles Nord géographiques.
D’après Carlotto, notre pôle Nord géographique actuel serait le 5ème pôle Nord avec civilisation avancée.
Son travail, méthodique, vérifiable, accessible, est publié depuis 2020 dans Journal of Scientific Exploration en deux études, et téléchargeable en ligne sur son site web.
Et c’est énorme. Car ces preuves archéologiques viennent alimenter les théories des anciennes civilisations qui ont disparu de la surface de la Terre, tout en nous permettant de connaître le Nord géographique de ces civilisations au travers des âges. En d’autres termes : il nous est possible de relier les bâtiments, sites et monuments entre eux selon leur pôle Nord géographique d’époque.
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1. Comment sont orientés les anciens sites et monuments
Source N°1 : 1ère étude publiée le 30 mars 2020 « Une analyse de l’alignement des sites archéologiques », par Mark J. Carlotto, téléchargeable ci-dessous :
Nos ancêtres, et les anciens habitants de la surface de la Terre, ont bâti au fil des âges de nombreux bâtiments, monuments et sites royaux, sacrés, religieux.
Mark explore l’hypothèse qu’ils les orientaient selon une logique qui dépendait de leurs croyances et connaissances.
Il liste six orientations majeures :
- L’orientation cardinale : Nord, Sud, Est, Ouest (notée E dans ses travaux) ;
- Les solstices (S) ;
- Les mouvements de la Lune (M) ;
- Le Nord magnétique (X) ;
- D’autres sites remarquables ou sacrés (D) ;
- Le zénith du soleil (Z) ;
- Une planète ou une constellation (st).
Après avoir analysé plus de 220 sites majeurs en Europe, Afrique, Amérique du Nord, Mésoamérique, Amérique du Sud, Moyen-Orient, Océan Pacifique et Asie, Marl J. Carlotto constate qu’une proportion significative de ces édifices ne s’aligne ni sur le nord géographique actuel ni sur des références classiques listées ci-dessus.
En effet, il trouve que 42% des sites (95 sites sur 224) ne suivent aucune de ces logiques d’alignement ! Sur quoi ces structures et édifices sont-ils donc alignés ?
| Pourcentage | Alignement constaté |
| 19% | Points cardinaux (E) |
| 9% | Solstices (S) |
| 15% | Lune (M) |
| 5% | Pôle Nord magnétique de l’époque (X) |
| 5% | Autres sites remarquables (D) |
| 4% | Zenith (Z) |
| 1% | Planète / constellations (St) |
| 42% | ??? |
| 100% | TOTAL |
2. le croisement des données
Source N°2 : 2ème étude publiée le 30 juin 2020, « Un nouveau modèle pour expliquer l’alignement de certains anciens sites » par Mark J. Carlotton téléchargeable ci-dessous :
Mark Carlotto poursuit alors ses investigations et cherche une corrélation dans l’alignement de ces 95 sites, à partir notamment des travaux de l’historien et géographe américain Charles Hapgood publiés en 1958.
Les 4 pôles de Charles Hapgood
Dans son ouvrage de 1958 intitulé Earth’s Shifting Crust, préfacé par Albert Einstein et The Path of the Pole publié en 1970, Charles Hapgood développe l’hypothèse d’un déplacement global de la croûte terrestre qui glisserait « sur le magma interne », ayant entraîné des changements successifs de la position du pôle Nord géographique. En s’appuyant sur l’étude des traces glaciaires, des répartitions climatiques anciennes et de certaines cartes historiques (dont Piri Reis), il propose l’existence de quatre localisations principales du pôle Nord géographique au cours du passé récent à l’échelle géologique :
- La position actuelle (depuis 12 000–17 000 ans) : pôle Nord géographique, à 90° N dans l’océan Arctique central.
- La position précédente : dans la Baie d’Hudson (Canada) (environ 50 000 ans à 12 000–17 000 ans avant aujourd’hui) : 60° N, 83° O (près du centre de la baie d’Hudson). C’est la position associée à la dernière glaciation majeure en Amérique du Nord.
- La position antérieure : dans la Mer de Groenland, entre l’Islande et la Norvège (environ 75 000–80 000 ans à 50 000 ans avant aujourd’hui) : 73° N, 10° E, dans l’océan Atlantique Nord, mer de Groenland.
- Et la position la plus ancienne : dans le district du Yukon au Canada, (environ 100 000–75 000 ans avant aujourd’hui) : 63° N, 135° O (dans la région du Yukon, nord-ouest du Canada).
Selon Hapgood, ces déplacements expliqueraient les anomalies observées dans la distribution des glaciations et impliqueraient des basculements rapides de la surface terrestre. Bien que jugé intéressant, son modèle n’est pas retenu par les scientifiques au profit de la tectonique des plaques.
Carlotto se retrouve avec ses 95 sites dont l’alignement est inexpliqué. Il reprend alors ses bases de données et vérifie si ces sites ne sont pas, par hasard, alignés sur les pôles précédemment identifiés par Hapgood, qu’il peaufine et retravaille à l’aide d’un algorithme… la suite, vous la devinez, est exceptionnelle : ILS LE SONT POUR 82% D’ENTRE EUX !
Ajustements des coordonnées
Carlotto commence par ajuster les localisations des pôles grâce à un algorithme. Il ne trouve pas 3 mais 4 anciens pôles Nord géographique, en plus du nôtre, que voici :
- Pôle dans la Baie d’Hudson (Canada) : 59,75° N, 78° O. Très proche de celle de Hapgood – 200 miles d’écart. 20 000 à 60 000 ans.
- Pôle dans la Mer de Norvège : 70° N, 0°. Proche de la position hapgoodienne « Atlantique Nord / entre Islande et Norvège ». 60 000 à 80 000 ans.
- Pôle au Groenland du Nord : 79,5° N, 63,75° O. Un raffinement ; Hapgood parlait d’une zone plus large entre Islande et Norvège. 80 000 à 130 000 ans.
- Pôle dans la Mer de Béring (au nord des îles Aléoutiennes) : 56,25° N, 176,75° O. La plus ancienne ; Hapgood n’en parlait pas explicitement, il évoquait plutôt le Yukon. Pôle supérieur à 130 000 ans.

A propos de son algorithme :
Mark Carlotto a développé un algorithme de « meilleur ajustement » (best-fit) qui prend en entrée les azimuts d’orientation (mesurés précisément dans Google Earth) et les coordonnées géographiques des sites anciens dont les alignements ne s’expliquent ni par le nord actuel ni par des événements astronomiques évidents.
En utilisant la trigonométrie sphérique (formule de l’azimut grand-cercle entre un site et un pôle hypothétique), l’algorithme teste des milliers de positions possibles du pôle Nord et trouve les quatre localisations qui minimisent l’écart angulaire moyen pour le plus grand nombre de sites (plus de 82 % d’entre eux s’alignent alors à moins de 30° du « nord » de l’époque).
Carlotto examine l’alignement des sites
Voici ci-dessous des exemples de sites alignés selon les 5 pôles Nord géographiques de Carlotto (tout est dans l’étude téléchargeable plus haut) :
| Pôles Nord identifiés | Exemples de sites alignés |
| Baie d’Hudson | Osirion, Abydos, Egypte Knossos, Grèce Terrasses du Machu Picchu, Pérou Tehotihuacan, Mexique |
| Mer de Bering | Pyramide du Soleil, Bosnie Petra Temple des lions ailés, Jordanie Cuzco, Pérou Ollantaytambo, Pérou |
| Groenland | Puma Punku, Bolivie Gunnung Padang, Indonésie Tiwanaku, Bolivie Parthénon athénien, Grèce Tour de Babel, Irak Mur des lamentations, Jérusalem, Israël Temple de Jupiter, Liban |
| Mer de Norvège | Temple d’Horus, Egypte Temple de Ramsès II, Egypte Por-Bazhyn, Russie |
| Pôle Nord actuel (Arctique) | Pyramide de Kéops, Egypte Ankor Wat, Thaïlande Harappa, Pakistan Cirque Maximus, Italie Stonehenge, Royaume-Uni Sacsahuaman, Pérou Tous les sites chinois |

Quatre sites alignés sur le pôle Nord de la mer de Béring, pôle probablement supérieur à 130 000 ans avant nous : qui étaient ces civilisations avancées vivant sur Terre il y a plus de 130 000 ans, sachant que la science actuelle nous dit que l’homme de Néandertal était en Europe, homo sapiens en Afrique et home erectus et l’homme de Denisova en Asie à cette époque ?
Qui cohabitait avec ces espèces d’hominidés primitifs ? Voir mon article sur les OOPARTS et celui sur la semelle pétrifiée de 200 millions d’années pour avoir un début de réponse…
Parmi les 95 sites inexpliqués identifiés dans l’étude initiale, le modèle du déplacement des pôles de Carlotto permet d’expliquer tous les alignements sauf 17 (soit 82% alignés sur les anciens pôles). Soixante-deux sites sont orientés vers l’une des anciennes positions du pôle, vingt-et-un vers les solstices, et vingt-et-un vers des arrêts lunaires en référence à d’anciennes positions du pôle.
Dans certains cas, un site présente plusieurs alignements ; par exemple, Knossos semble à la fois aligné selon les points cardinaux par rapport à un ancien pôle situé en mer de Béring, et aligné sur des arrêts lunaires mineurs en référence à un pôle situé du côté du Groenland, ce qui suppose des occupations successives du site.
Qu’en penser ?
La méthode développée par Mark J. Carlotto se distingue par une ambition de rigueur et une volonté de s’inscrire dans une démarche scientifique, comme en témoigne l’extension de ses analyses à désormais plus de 500 sites à travers le monde. Ses travaux tendent à montrer que de nombreux édifices anciens présentent des alignements cohérents vers des points précisément identifiés par modélisation, assimilés à d’anciennes positions du pôle Nord géographique.
Une telle lecture conduit à remettre en question certaines certitudes admises par l’archéologie conventionnelle, en suggérant que la datation de plusieurs sites pourrait être notablement sous-estimée, voire fondamentalement (volontairement ?) erronée.

Certains objecteront que les bâtisseurs des époques historiques ont pu ériger leurs monuments sur des fondations bien antérieures, héritées de structures préexistantes. Dans cette perspective, les constructions visibles aujourd’hui seraient effectivement plus récentes, sans pour autant invalider l’ancienneté des sites eux-mêmes, qui pourraient remonter à des phases de civilisation avancées disparues. Dès lors, une question émerge : celle de la récurrence des transformations géophysiques majeures, comme les basculements de l’axe de rotation terrestre, et de leur éventuelle corrélation avec des resets civilisationnels.
Si l’hypothèse de déplacements successifs des pôles devait être envisagée comme un phénomène cyclique affectant l’histoire de la Terre, une interrogation plus fondamentale s’imposerait : ces bouleversements s’accompagnent-ils invariablement d’un effondrement ou d’une réinitialisation des sociétés humaines ? Et, dans l’affirmative, à quel horizon temporel conviendrait-il de situer la prochaine occurrence… c’est-à-dire… notre propre extinction ?