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Rosemary Brown : Listz, Beethoven et Mozart lui envoient leurs symphonies !

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On vous l’a dit et répété : la mort n’existe pas. Et pourtant, combien entre vous continuent d’en douter ? Parmi les indices troublants de la communication avec l’au-delà, des morts qui continuent de nous envoyer des messages, il y a l’histoire à peine croyable de Rosemary Brown.

« Encore une médium ? » direz-vous, avec un soupçon de lassitude et de méfiance.
« Encore une… Qu’a-t-elle de plus que les autres ? Elle parle aux morts ? Elle canalise des entités ? » Ils disent tous ça, après tout.

Rosemary ne se contente pas de raconter : elle écrit de la musique.
Des partitions qu’elle dit recevoir de l’au-delà, dictées par de grands compositeurs comme Franz Liszt, Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, ou Frédéric Chopin.
Le plus troublant ? Ces œuvres ont été analysées… puis reconnues par des spécialistes comme conformes au style de chaque virtuose décédé !

Née à Londres en 1916 et décédée en 2001, elle a ainsi transmis, au fil des années, près de 400 compositions inédites attribuées aux maîtres du répertoire classique. Un cas qui, encore aujourd’hui, échappe à toute explication rationnelle.

Son enfance : déjà les mondes subtiles

Dès son plus jeune âge, Rosemary voit ce que les autres ne voient pas. Les présences l’entourent, naturelles, presque familières. À sept ans, un vieil homme aux cheveux blancs et longs, vêtu d’une soutane, apparaît au pied de son lit et lui annonce : « Je reviendrai te transmettre de la musique. » Des années plus tard, elle reconnaît son visage sur un portrait : c’est Franz Liszt en personne.

À l’école, ses dons lui valent moqueries et punitions. Elle traduit spontanément un texte italien qu’elle n’a jamais étudié, retrouve des objets perdus avec une précision troublante. On l’accuse de mentir ou de voler ! Elle apprend vite à se taire. Dans sa famille, le scepticisme cède bientôt la place à l’étonnement : son propre père, d’abord incrédule, après avoir été témoin d’une conversation entre Rosemary et un ami décédé, ne peut plus nier l’évidence.

Rien ne la prédestinait à ce destin

Issue d’un milieu modeste, sans formation musicale sérieuse, Rosemary joue du piano de façon rudimentaire. Elle ne maîtrise ni le solfège avancé ni les techniques des grands virtuoses. Même sa première écoute d’un opéra de Mozart la laisse presque indifférente. C’est précisément ce détail qui rend son cas aussi difficile à écarter.

Le jour où Liszt s’empare de ses mains

Son mari meurt. Quelques mois plus tard, un accident domestique la cloue chez elle. Assise au piano, elle sent soudain une présence écrasante : Liszt est là. Ses mains se mettent à voler sur le clavier. Des morceaux entiers, complexes, techniquement élaborés, jaillissent sans qu’elle ait jamais appris à les composer.

Ecoutez la Valse brillante en E mineur transmise par Franz Liszt à Rosemary Brown :

Puis viennent les autres, Beethoven, Chopin, Schubert, Brahms, Debussy. Chacun avec sa signature propre : guidage des mains, dictée note par note, ou mélodies chantées directement dans son esprit.

Une oeuvre colossale venue d’ailleurs

Au fil des années, Rosemary reçoit près de 400 compositions : sonates, pièces pour piano, ébauches orchestrales. Ce qui frappe les musicologues qui les examinent, c’est moins leur perfection formelle que leur cohérence stylistique. Le pianiste britannique Peter Katin, spécialiste de Chopin, a déclaré que les pièces attribuées à ce dernier présentaient une homogénéité de style troublante. Des chercheurs de la Society for Psychical Research de Londres ont également étudié les manuscrits.

Point crucial : Rosemary a produit plusieurs de ces partitions devant témoins, sans préparation préalable. C’est ce protocole, aussi informel soit-il, qui rend les accusations de simple fraude particulièrement difficiles à soutenir.

La BBC lui consacre un documentaire en 1969 :

Elle enregistre. Elle est écoutée dans le monde entier. Et pourtant, même Leonard Bernstein, qui refusait toute explication surnaturelle, a admis que les œuvres présentaient une cohérence stylistique qu’il ne savait pas comment expliquer autrement que par un talent extraordinaire  ou « quelque chose » d’autre.

Pourquoi elle ?

Un jour, elle pose la grande question à Liszt : « Pourquoi moi ? » 

Liszt répond que c’est un choix qu’elle a fait avant sa naissance, dans un état de conscience supérieur, pour servir de pont entre les mondes. Il explique pourquoi elle ne devait avoir aucune formation musicale :

– Si elle avait été musicienne, on aurait dit qu’elle composait elle-même.

– Son ignorance permet donc de prouver l’origine spirituelle des œuvres.

– Une personne formée aurait voulu « mettre sa patte », alors que là, le flux est pur et fluide.

– Si elle avait été virtuose, elle aurait fait carrière pour elle-même, pas pour servir les esprits.

Une vie de souffrances

Liszt explique qu’elle avait aussi choisie cette vie d’épreuves avant de s’incarner : la souffrance développe la sensibilité et la réceptivité nécessaires à un bon médium. Il ajoute trois phrases fortes :

> « Comment voulez-vous connaître le courage sans danger ? 

> Comment voulez-vous connaître le bonheur sans chagrin ? 

> Comment voulez-vous avoir de la compassion sans avoir souffert vous-même ? »

Le chemin vers la reconnaissance

Rosemary rejoint un cercle spiritualiste. Elle y rencontre une organiste qui l’invite à jouer de l’orgue électrique dans une église. Elle hésite, n’en a pas vraiment envie… mais Liszt insiste. Plus tard, elle comprendra : c’est là que tout commence.

Un jour, alors qu’elle répète seule, une consultante psychique l’entend et reste saisie. Elle la met en relation avec un couple disposant d’un excellent piano. Dans ce nouveau cadre, Rosemary joue, rencontre des musiciens et des esprits cultivés. Parmi eux, un mécène et une professeure de musique reconnaissent immédiatement la qualité des œuvres  et surtout la signature stylistique de Beethoven, Liszt, Chopin et d’autres.

Un soutien financier est alors mis en place pour lui permettre d’abandonner son travail de cantinière et de se consacrer entièrement à cette étrange activité. Elle accepte pour deux ans, mais ressent vite une pression pesante. Les “voix”, elles, se font plus insistantes, en particulier Liszt et Beethoven : cette musique doit être diffusée, entendue, connue dans le monde entier. Sans cela, tout perdrait sens.

Malgré les réticences de ses soutiens, qui préfèrent la discrétion, Rosemary choisit de suivre cette injonction.

La notoriété arrive : interviews, reportages, enregistrements, et bientôt une avalanche de lettres venues de partout.

Mais cette visibilité a un prix. Liszt l’avait prévenue : elle s’accompagnerait de doutes, de moqueries, de scepticisme parfois agressif, de jalousies et de tentatives d’exploitation. C’est exactement ce qui se produit. Rosemary en souffre, profondément, mais tient bon, portée par ce qu’elle considère comme une mission, et par la présence constante de ces musiciens invisibles.

Quant à l’œuvre elle-même, elle est vertigineuse : plusieurs centaines de pièces — sonates, symphonies, concertos, opéras — attribuées à Liszt (le plus présent), mais aussi à Beethoven, Chopin, Mozart, Schubert, Brahms, Rachmaninov, Debussy, Berlioz, Bach… Chacun, selon elle, avec sa manière propre de transmettre : Liszt guidant ses mains, Chopin modelant ses doigts, Beethoven ou Bach dictant note à note, Schubert chantant les mélodies.

Et toujours, un point constant : Rosemary ne se dit jamais en transe. Elle affirme recevoir tout cela en pleine conscience.

D’autres cas tout aussi troublants

Rosemary Brown n’est pas seule, l’histoire regorge de cas tout aussi étonnants qui ont ouvert la voie.

Une partie d’échec avec un mort

En 1985, le chercheur en parapsychologie Wolfgang Eisenbeiss organise une expérience hors normes : une partie d’échecs entre le grand maître en vie Viktor Kortchnoï et Géza Maróczy, mort en 1951. Le médium Robert Rollans, qui ne savait pas jouer aux échecs, sert de canal.

La partie dure huit ans, 47 coups. Maróczy abandonne en février 1993. Quelques semaines plus tard, le médium meurt à son tour. L’expérience a été documentée et publiée dans le Journal of the Society for Psychical Research. Des experts indépendants ont confirmé que les coups étaient d’une cohérence stratégique digne du maître hongrois — ce qui soulève une question simple : comment un homme qui ignorait les règles du jeu aurait-il pu forger une telle simulation ?

L’homme qui écrivait pour les poètes décédés

Dès les années 1930, Chico Xavier, medium brésilien sans éducation formelle, devient l’auteur de plus de 400 livres par psychographie  écriture automatique attribuée à des esprits. En 1932, il publie Parnasse d’outre-tombe : 203 poèmes signés de 38 grands écrivains brésiliens décédés. Chaque texte porte la voix exacte, le vocabulaire, le rythme, les obsessions de l’auteur disparu.

Le cas Chico Xavier a dépassé le domaine ésotérique : au Brésil, un tribunal a utilisé l’une de ses psychographies comme élément de preuve dans une affaire criminelle, au motif que le document contenait des informations que personne d’autre que le défunt ne pouvait connaître. Fait vérifiable, acté dans les archives judiciaires brésiliennes.

Ce que la science ne parvient pas à expliquer

Les sceptiques ont leurs arguments : fraude consciente, cryptomnésie (mémoire cachée de connaissances oubliées), talent inconscient. Ces hypothèses méritent d’être prises au sérieux. Mais elles se heurtent à un problème : dans le cas de Rosemary Brown, les évaluations stylistiques par des spécialistes indépendants ont été réalisées en aveugle, sans que ces derniers sachent qu’il s’agissait d’une médium. Leurs conclusions ont été convergentes.

Des symphonies dictées par Liszt, une partie d’échecs jouée par un mort, des poèmes entiers signés par des écrivains disparus depuis des décennies.

Ces phénomènes ont résisté aux explications ordinaires.

On vous l’a dit et répété : la mort n’est qu’un passage.
Vous y croyez maintenant ?

Et pour finir, écoutez Consolation de Franz Liszt pour mieux y réfléchir :


Pour aller plus loin : les sources de Sibélius

Ouvrez vos oreilles. Écoutez les œuvres reçues, sélection d’enregistrements attribués aux compositeurs :

Un podcast :

 Vidéo YouTube sur Rosemary Brown (Christine André)

Livres de Rosemary Brown :

  • En communication avec l’au-delà (1974)
  • Unfinished Symphonies (1971)
    • https://www.amazon.com/Unfinished-Symphonies-Beyond-Rosemary-Brown/dp/0688026974
  • Immortals at My Elbow (1974)
    • https://www.amazon.fr/Immortals-at-Elbow-Rosemary-Brown/dp/0859740196

Source académique : Eisenbeiss, W. & Hassler, D. (1991) — Journal of the Society for Psychical Research, vol. 58


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