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La lune sonne creux : « comme une cloche » !

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Lune sonne creux
D’après les sismomètres de la NASA, « la Lune sonne comme une cloche ».

Saviez-vous que cette histoire de « Lune qui sonne comme une cloche » provient directement des données de la NASA ? Pourquoi une cloche sonne-t-elle avec cette résonance caractéristique ? Parce qu’elle est… creuse et métallique ! Pourquoi la Lune sonne-t-elle avec cette même résonance caractéristique ? Parce qu’elle est… ahahah examinons les faits avant de nous prononcer.

Dans l’histoire de l’exploration spatiale, les missions Apollo de la NASA ont révélé des phénomènes inattendus sur la Lune, parmi lesquels l’observation que notre satellite vibre de manière prolongée à la suite d’impacts, évoquant l’analogie d’une cloche qui résonne. Ce phénomène, rapporté à plusieurs reprises lors des missions Apollo, a suscité un vif étonnement non seulement dans les cercles scientifiques, mais également au sein des communautés ufologiques, où il est parfois interprété comme une anomalie suggestive d’une structure inhabituelle.

Basé sur des données officielles de la NASA, voici les faits tels qu’ils se sont déroulés, en s’appuyant sur les rapports de mission et les analyses sismiques.

Les missions apollo : le contexte

Entre 1969 et 1972, plusieurs missions Apollo déploient à la surface de la Lune des instruments scientifiques regroupés sous l’appellation ALSEP (Apollo Lunar Surface Experiments Package). Parmi eux figure le Passive Seismic Experiment (PSE), destiné à enregistrer les vibrations sismiques d’origine naturelle (moonquakes ou séismes lunaires) ou artificielle (impacts contrôlés). A cette époque de conquête spatiale, le but ultime des Américains est d’installer une ou plusieurs bases lunaires, ce qui nécessite une étude approfondie et complète de l’astre en orbite.

PSE Apollo 11
Le système de sismomètres photographié sur la Lune lors d’Apollo 11 : quatre sismomètres alimentés par 2 panneaux de cellules solaires. Celui-ci a fonctionné 3 semaines et a été grillé par l’intensité du rayonnement solaire. Les PSE des missions suivantes ont été corrigés. Photo NASA.

Un premier sismomètre est donc installé lors de la mission Apollo 11, mais celui-ci ne va fonctionner que brièvement et ne permettra pas l’enregistrement d’impacts calibrés exploitables. L’étude détaillée de la propagation sismique lunaire débute réellement avec Apollo 12, le 19 novembre 1969, lorsque fut installé un instrument amélioré, capable d’enregistrer des signaux de longue durée avec une grande sensibilité : le PSE.

Le PSE comprend :

  • trois composantes à longue période (LPX, LPY, LPZ),
  • une composante à courte période (SPZ), permettant une analyse fine de la propagation des ondes dans la croûte lunaire.

Apollo 12 : l’étage du module lunaire s’écrase sur la lune

La mission Apollo 12, composée de Charles Conrad, Richard Gordon et Alan Bean, se pose dans l’Océan des Tempêtes le 19 novembre 1969. Après le déploiement de l’ALSEP, l’équipage quitte la surface lunaire à bord de l’étage d’ascension du module lunaire Intrepid.

Equipage d'Apollo 12
L’équipage d’Apollo 12 photographié en septembre 1969 : Charles Conrad, Richard Gordon et Allan Bean. Photo NASA.

Une fois le rendez-vous orbital accompli, cet étage est placé sur une trajectoire balistique passive et abandonné, sans guidage actif, afin de s’écraser volontairement à la surface lunaire. L’impact se produit à environ 75 km du site d’atterrissage.

Les sismomètres d’Apollo 12 enregistrent alors un signal remarquable :

  • une arrivée initiale des ondes de compression (ondes P),
  • suivie d’une coda sismique persistante durant environ 55 à 60 minutes.

L’amplitude maximale observée atteint l’ordre de quelques nanomètres, et les vitesses de propagation mesurées des ondes P se situent entre 3,1 et 3,5 km/s. Contrairement aux séismes terrestres, aucune phase sismique nette ne se détache après les premières minutes : le signal se prolonge sous forme de vibrations diffuses et faiblement amorties.

Sur Terre, pour que les sismographes enregistrent les oscillations pendant au moins 1h, il faut un séisme d’une amplitude de niveau 8 sur l’échelle de Richter (séisme très destructeur de type séisme de San Francisco de 1906 qui a fait 3000 morts).

Apollo 13 : confirmation, elle sonne comme une cloche

La mission Apollo 13, lancée le 11 avril 1970, n’atteint pas la surface lunaire en raison de l’explosion d’un réservoir d’oxygène. Néanmoins, elle contribue de manière significative à la sismologie lunaire par l’impact contrôlé de l’étage S-IVB du lanceur Saturn V.

Le 14 avril 1970, l’étage S-IVB s’écrase sur la Lune à environ 135 km du site ALSEP d’Apollo 12, près du cratère de Fra Mauro. L’énergie cinétique libérée est estimée à quelques tonnes équivalent TNT (environ 2 à 3 tonnes = une voiture de de 1,5 tonne, par exemple une Renault Mégane, qui s’écrase contre un mur à 160km/h), soit sensiblement supérieure à celle de l’impact de l’étage d’ascension d’Apollo 12, sans atteindre des ordres de grandeur extrêmes.

Enregistrement PSE Apollo 13
Enregistrement PSE d’Apollo 13 datant du 14 avril 1970. Photo disponible sur Wikipedia.

Les sismomètres enregistrent un signal :

  • d’amplitude plus élevée,
  • avec une montée progressive,
  • et une décroissance s’étendant sur environ 2 à 3 heures.

Ce comportement confirme que la longue persistance des vibrations n’est pas un événement isolé, mais une propriété récurrente du milieu lunaire.

Il convient de souligner que des impacts similaires eurent lieu lors des missions Apollo 14, 15 et 16, utilisant également les étages S-IVB comme sources sismiques artificielles.

Origine de l’expression « la Lune sonne comme une cloche »

L’expression « The Moon rang like a bell » provient des scientifiques du Johnson Space Center qui se sont exprimés sur la mission Apollo 13, lors d’échanges techniques, d’interviews et de conférences de presse (Clifford R. Kanamori ou Maurice Ewing). Les scientifiques ont utilisé cette expression pour expliquer au grand public ce que signifiaient les données. Voici le lien vers un document officiel datant de 1970 qui condense toutes ces informations.

Cela fait référence à l’impact de l’étage S-IVB d’Apollo 13 en avril 1970, en comparant au phénomène similaire (mais moins intense) observé avec l’étage du module lunaire d’Apollo 12 en novembre 1969. Cette expression « rang like a bell » a été popularisée à l’époque par des articles de presse (comme dans Popular Science en mars 1970 pour Apollo 12 : « the moon rang like a bell for almost an hour »).

(En revanche, la chanson « Ring my bell » d’Anita Ward, N°1 aux USA et dans plusieurs pays date de 1979… aucun rapport avec la Lune même si vous pouvez la fredonner en lisant cet article.)

Interprétation géophysique OFFICIELLE : une Lune sèche, froide et rigide

Ces vibrations prolongées s’expliqueraient par les propriétés géophysiques de la Lune : un régolithe (= couche de matériaux meubles qui recouvre une roche, sur la Lune, c’est la sorte de poussière grise sur laquelle on voit les empreintes) sec et fracturé en surface provoque une forte diffusion des ondes sismiques, combinée à une très faible atténuation (facteur de qualité Q élevé, autour de 3000-5000). Contrairement à la Terre, où l’eau et les matériaux ductiles (= qui se déforment) amortissent rapidement les ondes, la Lune agit comme un corps rigide permettant une réverbération étendue, en tout cas d’après les rapports sismiques des Apollo Lunar Surface Experiments Package (ALSEP) et les publications dans Science (1970-1972) par l’équipe du géophysicien Gary Latham.

Contrairement à la Terre, la Lune est :

  • extrêmement sèche (même si elle a de l’eau en quantité sous forme de glace – mission Chandrayaan-1 en 2009),
  • froide en profondeur,
  • dépourvue de couches ductiles actives comparables à l’asthénosphère terrestre.

Ces caractéristiques entraînent donc :

  • une atténuation très faible des ondes sismiques,
  • une diffusion multiple des ondes dans une croûte fortement fracturée,
  • une dissipation énergétique lente.

Les vibrations peuvent ainsi circuler et se réfléchir dans la croûte lunaire pendant de longues périodes, sans être rapidement absorbées, produisant ce signal prolongé souvent qualifié de « résonant » dans la littérature vulgarisée. Voilà donc pour l’explication officielle, largement adoubée par la communauté scientifique mondiale (sauf quelques Russes qui a l’époque ont tiré la sonnette d’alarme, on en reparlera dans un article ultérieur).

Houston, on a un doute

Empreinte de pas sur le régolithe lunaire : fin et poudreux, cette poussière sèche serait l’une des raisons pour lesquelles « la Lune sonne comme une cloche »… bizarre car sur Terre, lorsqu’on lance un objet dans du sable fin ou un tas de poussières, les ondes ont plutôt tendance à s’étouffer plutôt qu’à se propager.

On a un doute car les explications fournies sont hautement déclaratives et non reproductibles sur Terre, ni en laboratoire, ni en conditions réelles. On a un doute car le régolithe poudreux a plutôt tendance à faire l’inverse : atténuer les chocs et étouffer les ondes (pensez au talc ou la farine dans lesquels on jetterait un objet). On a un doute car ces explications officielles proviennent de la NASA, cette agence spatiale qui traficote ses photos et ses vidéos avant de les dévoiler au public (en tout cas d’après le personnel de la NASA lui-même, cf. Donna Hare par exemple), et qui nie l’existence même des engins spatiaux et leurs occupants, alors que ce site et des milliers de bouquins ne font qu’en agglomérer les preuves. On a un doute car « le son de cloche de la Lune » n’est pas le seul élément troublant à propos de notre satellite : sa taille est anormale par rapport aux autres satellites, son orbite est très étonnante, sa distance par rapport à la Terre et au soleil aussi, tout comme l’aspect et la profondeur de ses cratères, la composition chimique de ses échantillons de sol lunaires est assez questionnante, tout comme ses mascons (concentration de masse) et ses anomalies magnétiques. Et si on ajoute à cela les expériences de remote viewing, de voyages astraux et les récits des contactés, on a toutes les raisons d’avoir un (très très très gros) doute…

Bref, je vous laisse vous faire votre propre opinion, et la suite dans un prochain article !


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