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Nicolas Fraisse : lorsque la conscience sort du corps physique

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Out of body experience
Lorsque l’un des corps subtiles s’extrait du corps physique : une OBE Out of Body Experience ou sortie hors du corps. Illustration.

L’histoire de Nicolas Fraisse est hors du commun : un homme ordinaire, né en 1982, qui vit depuis l’enfance des expériences de sortie hors du corps (“out-of-body experiences” = OBE), de vision à distance (remote viewing), de clairaudience et de télépathie. Ces phénomènes — parfois jugés surnaturels par ceux qui ignorent que tout cela est parfaitement humain — ont fait l’objet, pendant plus de dix ans, d’un suivi au sein d’un institut réputé, l’Institut Suisse des Sciences Noétiques (ISSNOE) créé en 1999, suscitant un livre collectif, des conférences et plusieurs apparitions médiatiques.

1. Biographie et parcours de Nicolas fraisse

Enfance, formation et métier

Nicolas Fraisse est né en 1982 dans un petit village de Marsaz dans la Drôme, en France. Depuis l’âge de 16 ans, il pratique des soins énergétiques sur ses proches, grâce à sa sensibilité particulière aux énergies subtiles. Il suit ensuite des études de comptabilité, métier qu’il exerce pendant environ huit ans, puis, en 2013, il se reconvertit dans le secteur de la santé : il devient infirmier, comme sa maman. Il travaille alors dans divers services — réanimation, bloc opératoire, urgences — puis se fixe comme infirmier coordinateur dans un Ehpad. Il ouvre également son cabinet à Lyon en se présentant comme expérienceur énergéticien (ne prend plus de consultation au moment d’écrire cet article).

Depuis 2006, il collabore avec l’ISSNOE, non plus en tant que soignant mais comme “expérienceur de sorties hors du corps”.

Ainsi, Nicolas Fraisse cumule un parcours assez ordinaire et plutôt “terre à terre” (comptabilité, soins) et une ouverture sur des expériences inhabituelles, ce qui participe de l’intérêt que lui portent les scientifiques, le grand public et les médias.

Rencontre avec l’ISSNOE et début des recherches

C’est en 2006, lors des “Premières rencontres internationales sur l’Expérience de mort imminente (EMI)” à Martigues, qu’il rencontre les deux principaux chercheurs à l’origine du projet d’étude de son cas : Sylvie Dethiollaz, docteure en biologie moléculaire, et Claude Charles Fourrier, psychothérapeute.

Séduit par la démarche scientifique et désireux de comprendre les phénomènes que son corps lui permet de vivre, il accepte de se prêter à des protocoles d’expérimentation, ouvrant un chantier de recherches qui durera une décennie, et qui donnera lieu à des publications, des conférences, et des témoignages publics d’une grande valeur pour qui s’intéresse à ces sujets.

Nicolas Fraisse et l'ISSNOE
Nicolas Fraisse qui pose aux côtés des chercheurs de l’ISSNOE suisse.

2. Les capacités de Nicolas Fraisse

Les facultés attribuées à Nicolas Fraisse sont multiples — certaines relevant du domaine de l’expérience subjective, d’autres parfaitement testables en laboratoire par méthode empirique et/ou instruments de mesure. On y trouve notamment :

  • Sorties hors du corps (OBE / décorporation) : il sort consciemment de son corps, avec l’impression de flotter, s’éloigne de son environnement, tout en restant conscient. Les sorties hors du corps sont plus courantes qu’on le pense (5 à 10% de la population en aurait vécu au moins une d’après diverses études britanniques) et il existe des méthodes pour s’entraîner et y parvenir. Il paraît que tous les êtres humains en sont capables, avec ou sans aide. C’est en tout cas ce que disent les expérienceurs.
  • Vision à distance (remote viewing) : cette capacité consiste à voir, percevoir, des lieux, des objets, des scènes qui ne sont pas dans le champ visuel ordinaire, souvent à distance, parfois dans des lieux clos, sans recourir aux sens habituels. Ici le sujet ne sort pas de son corps : seule sa conscience s’étend jusqu’à voir plus loin. L’un des cas les plus connus est le pionnier en la matière : Ingo Swann (qui fera l’objet d’un article ultérieur).
  • Télépathie / clairaudience / contact avec l’invisible : Nicolas a parfois accès à des informations non accessibles par des moyens conventionnels, comme des pensées ou des communications “subtiles”. La télépathie consiste à communiquer par la pensée ou à capter les pensées des autres, la clairaudience est le fait d’entendre des messages provenant d’ailleurs (esprits, entités interdimensionnelles, défunts…).
  • Expériences d’ordre plus métaphysique : il évoque également des expériences non physiques, comme des voyages dans le cosmos, des sensations d’unité avec le grand Tout, et des perceptions symboliques ou spirituelles.

Selon ses déclarations et celles de ses accompagnants, ces manifestations ne sont ni fortuites, ni involontaires : il a la capacité de provoquer des OBE sur demande, ainsi que de vivre plusieurs décorporations par jour.

Une interview où Nicolas Fraisse explique ses expériences hors du commun :

3. L’étude scientifique de son cas par l’ISSNOE

L’ISSNOE : un cadre de recherche exceptionnel

L’ISSNOE est une fondation suisse, reconnue d’utilité publique, dédiée à l’étude des états modifiés de conscience, des EMI (expériences de mort imminente), des perceptions extrasensorielles, des décorporations, etc.
La structure réunit des personnes issues de divers horizons (biologie, psychologie, psychothérapie, etc.) et mène des recherches avec rigueur, tout en s’intéressant à des phénomènes que la science conventionnelle traite rarement, ceux-ci étant le domaine des programmes secrets et autres black projects.

Dans ce contexte, Nicolas Fraisse a été recruté comme “expérienceur” : c’est-à-dire comme sujet observé, dont les capacités font l’objet de protocoles, d’observations, parfois même de tests.

Le protocole et le suivi : dix années d’exploration

Le travail de recherche s’est déroulé de 2006 à 2016 (et au-delà), avec une succession d’expériences : premières explorations, tentatives de “sorties hors du corps à la demande”, vision à distance, épisodes contrôlés, etc.

Exemple de test mené sur Nicolas Fraisse à l’ISSNOE :

Test de “vision à distance” en double-aveugle sous contrôle d’huissier (mai-juin 2013)

But du protocole
Évaluer la capacité de Nicolas Fraisse à identifier des images cibles non accessibles par les sens (test de clairvoyance / forced-choice).

Procédure :

  • On constitue une banque de 400 images environ que le sujet n’a jamais vues auparavant.
  • Un huissier (Maître Breitenmoser, mentionné par les comptes-rendus) tire au sort, le matin même, 20 images parmi les 400. Chaque image tirée est scellée dans une enveloppe opaque et signée par l’huissier.
  • Pour chaque essai, à côté de l’enveloppe scellée se trouve une petite série de quatre images (une étant la cible choisie par l’huissier, les trois autres étant des distracteurs aléatoires). Le sujet, après session de “projection” ou « sortie hors du corps », doit indiquer laquelle des quatre images correspond à ce qu’il a perçu.
  • Les essais sont répétés sur plusieurs séries (certains comptes parlent de 100 répétitions sur l’ensemble de l’étude, avec pauses régulières). Le protocole est conçu pour éviter toute fuite d’information (sélection aléatoire, scellement par huissier, anonymat des images).

Résultats rapportés :

  • Les auteurs (ISSNOE) rapportent un taux de réussite de 79%, ce qui est bien supérieur au hasard évalué à 25% dans la série testée.

Un suivi psychologique accompagnait ces expériences — les chercheurs insistent sur le fait qu’un bon équilibre psychique est nécessaire pour “tenir” de tels états modifiés.

En 2016 paraît l’ouvrage phare issu de cette décennie, ainsi que ce même ouvrage illustré en 2023 : Voyage aux confins de la conscience — “Dix années d’exploration scientifique des sorties hors du corps. Le cas Nicolas Fraisse” — signé par Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier.

Ce livre relate le parcours, les expériences, les protocoles, les difficultés, les anecdotes étonnantes, et s’interroge : s’agit-il d’hallucination, d’état subjectif, ou d’un accès réel à une dimension de la conscience ignorée jusqu’alors ?

Diffusion publique : conférences, médias, témoignages

Le cas de Nicolas Fraisse a été porté au-delà du cercle restreint de la recherche :

  • En 2016, une conférence à Genève (Théâtre de la Madeleine) avec Dethiollaz, Fourrier et lui-même pour présenter les résultats des dix ans d’étude.
  • Plusieurs entretiens, articles de presse, reportages — notamment en Suisse — racontant son histoire, son expérience, ses perceptions.
  • Dans certains médias télévisés ou documentaires, des expériences menées en direct sur ses voyages astraux ou ses OBE permettent de se rendre compte de ses capacités.

Ainsi, le “cas Fraisse” ne relève pas du tout du témoignage privé : il est médiatisé, encadré, soumis à un début d’examen collectif.

4. Les conclusions des chercheurs

D’après les auteurs du livre et les responsables de l’ISSNOE, les principales constatations sont les suivantes :

  • Le “sujet” (Nicolas Fraisse) ne présente aucune pathologie neurologique — c’est un individu neurologiquement “normal”, équilibré.
  • Lors de certaines OBE, des modifications mesurables de l’activité cérébrale ont été enregistrées — ce qui suggère que le phénomène n’est pas imaginaire ou délirant, mais correspond à une stimulation de certains réseaux neuronaux.
  • Par ailleurs, dans des expériences de “vision à distance”, des descriptions faites par Nicolas ont été jugées suffisamment précises, cohérentes, et non explicables par des moyens sensoriels ordinaires — ce qui, selon les auteurs, « challenge » les paradigmes matérialistes habituels concernant la conscience.
  • Le livre pose l’hypothèse que la conscience pourrait exister indépendamment du cerveau physique — que le cerveau n’est pas l’origine de la conscience mais un “récepteur” ou médiateur d’une réalité plus vaste. Un filtre en quelques sortes.

Ces résultats, s’ils sont confirmés de façon rigoureuse et reproductible, pourraient renouveler nos conceptions de la conscience, de l’esprit, et de la séparation entre cerveau et “âme”.

Une interview des deux chercheurs ayant étudié le cas Nicolas Fraisse : « La conscience n’est pas limitée au corps physique. Il y a tellement de cas, d’anecdotes qu’il y a un début de preuve. Aujourd’hui dire « Quand le cerveau s’arrête, il n’y a plus rien », c’est sans preuve et c’est une croyance. »

Conclusion — entre émerveillement, prudence et questionnements

Le “cas” de Nicolas Fraisse — tel qu’il est raconté et analysé — se présente comme un chantier vivant : un terrain de recherche, d’expérimentation, d’interrogation. Il ne constitue pas une preuve “scientifique indiscutable”, mais il incarne une invitation à explorer ces capacités et à les croiser avec de nombreux autres expérienceurs qui vivent plus ou moins les mêmes capacités.

À travers lui se dessine une possibilité, celle que la conscience, loin d’être un simple produit du cerveau, soit davantage qu’un mécanisme neurobiologique : une dimension, un espace, peut-être une réalité encore largement méconnue qui échappe à nos capacités cognitives et nos instruments de mesure.

Le cas Fraisse rappelle que, dans le domaine de l’esprit, il reste des territoires à explorer, des questions ouvertes, des mystères — et que, parfois, ce sont des individus singuliers, “ordinaires”, qui les portent à la lumière.

Et vous, qu’en pensez-vous ?


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