Voici une semelle pétrifiée vieille de plus de 200 millions d’années…

Le 8 octobre 1922, dans l’American Weekly du New York Sunday American, un article intitulé « Le mystère de la semelle pétrifiée vieille de 5 millions d’années » signé Dr W.H Ballou interpelle les lecteurs américains.
L’histoire

Nous sommes aux Etats-Unis au début du XXème siècle. Un certain Alfred Knapp trouve en 1917 dans les West Humbolt Mountains, dans le conté de Pershing au Nord-Ouest de l’Etat du Nevada, un bien étrange et stupéfiant fossile qui fait grand bruit dans la presse locale.

Quelques années plus tard en 1922, John T. Reid, ingénieur des mines et géologue passionné, qui s’intéresse aux artefacts mystérieux et notamment aux squelettes et tumulus de géants, décide d’engager un examen minutieux dudit fossile en l’amenant à New-York pour analyse par des experts. C’est à ce moment que le journal New-York Sunday American lui consacre un article dans son supplément du week-end l’American Weekly, et que le fossile gagne en notoriété.
Lorsqu’on regarde le fossile à l’œil nu, il présente une empreinte qui ressemble à une semelle de chaussure pétrifiée, la partie avant manque, mais il reste le contour d’au moins les deux tiers, et le long de ce contour, on voit distinctement la trace d’un fil cousu qui a attaché la semelle à la chaussure. Il y a une deuxième couture et même un creux laissé par un pied posé sur cette semelle…

Reid montre d’abord le surprenant artefact au Dr James F. Kemp, un géologue de l’université de Colombia, puis à trois professeurs du Muséum d’histoire naturelle américain : Pr H.F Osbom, W.D Matthew et E.O Hovey. Ils sont formels : la roche en question s’est formée au Trias, c’est-à-dire il y a environ 5 millions d’années (d’où le titre de l’article). A l’époque ils ne savaient pas encore que le Trias est en réalité estimé entre 200 et 251 millions d’années avant notre ère, avant le Jurassique, au moment où les premiers dinosaures apparaissent. La Terre, au climat plus sec et chaud qu’aujourd’hui (25-35°C en moyenne) contient un continent unique appelé la Pangée, il n’y a aucun mammifère et encore moins d’hominidés. C’est une terre de reptiles, riche en CO2, soumises à de forts aléas climatiques et à une activité volcanique intense. Pour ces scientifiques du début du XXème siècle, il n’y pas de doute : ce fossile est un lusus naturae, c’est-à-dire « une fantaisie ou un jeu de la nature » qui ressemble à s’y méprendre à une semelle portée par un humain…

John Reid ne se démonte pas. Il prend contact avec des spécialistes de la microphotographie et de la chimie analytique de l’institut Rockfeller qui vont analyser le fossile à titre personnel pour ne pas engager l’institut sur les résultats obtenus, du fait de la polémique naissante. Leurs analyses sont sans appel : le fossile date bien du Trias, et les grossissements (jusqu’à 20 fois avec les appareils de l’époque) permettent de distinguer jusqu’aux torsions du fil de couture ainsi que ses fibres. C’est donc bien une semelle pétrifiée, créée artisanalement pour un pied humain (ou humanoïde ou du moins bipède), avec piqûres de fil torsadé, vieille d’au moins 200 millions d’années.
houston, on a un problème
Selon l’histoire officielle, l’homme moderne apparaît il y a 300 000 ans et est capable de façonner des semelles à coutures il y a 5000 à 6000 ans, comme le montre la chaussure en cuir Areni-1 datée de 5500 ans trouvée en 2008 en Arménie.

Cela signifie qu’il y a 200 000 000 ans, un bipède capable de façonner des chaussures cousues a foulé les terres de l’actuel Nevada, bien avant la disparition des dinosaures, sur une planète Terre hostile, aux déserts géants, avec de fortes amplitudes thermiques, et riche en CO2. Or à l’époque, c’était le début de l’ère Mésozoïque, et le règne des Reptiles, sur terre, dans les airs et dans les océans.
Nous avons donc trois hypothèses à mettre sur la table :
- Première hypothèse tirée de la théorie des anciens astronautes : des êtres venus d’ailleurs se seraient rendus sur Gaïa pour ensemencer la vie, ou l’étudier, ou évaluer les possibilités de s’installer. Problème : ils auraient porté des chaussures artisanales cousues. Cela ne correspond pas au profil d’êtres interstellaires en transit dans le système solaire, maîtrisant l’énergie libre, l’antigravité, les portails et sans doute multidimensionnels, mais, peut-être que tout est possible en matière de mode extraterrestre.
- Deuxième hypothèse : ces êtres bipèdes seraient endémiques, originaires de Gaïa, et ils seraient manifestement à un stade de développement où l’artisanat leur permettrait de réaliser des chaussures cousues. Or… nous savons qu’à l’époque le CO2 était 5 à 15 fois plus élevé qu’aujourd’hui et il aurait été impossible à des homo sapiens modernes de vivre sous de telles concentrations de CO2. L’air que nous respirons actuellement est composé d’environ 420ppm de CO2 (0,042%). A 5000ppm (0,5%), on atteint la limite de sécurité au travail, avec des symptômes comme des maux de tête, fatigue, baisse de concentration… et à 10 000ppm (1%) il y a un risque vital. Or au Trias, on est entre 2000 et 6000 ppm (0,2 à 0,6%) partout et tout le temps. Cela signifie tout simplement que ces êtres bipèdes ne seraient pas humains, en tout cas pas humains comme les homos sapiens apparus il y a 300 000 ans (nous)… mais possiblement reptiliens, voire insectoïdes. Cette hypothèse se rapproche des propos de Lacerta recueillis en 1999 en Suède : Lacerta affirme que la Terre est une planète de reptiles, et que des reptiliens évolués s’y sont installés avant d’être chassés par des humanoïdes qui ont également provoqué l’extinction des dinosaures. La première interview de 1999 est sur Scribd à ce lien et la seconde interview menée en 2000 est disponible ici.
- Troisième hypothèse sans doute la plus rassurante pour les cartésiens et les sceptiques : le fossile ne date pas du Trias, mais est beaucoup plus récent (6000 à 5000 ans) et dans ce cas c’est le phénomène de pétrification qui n’est pas bien maîtrisé par nos scientifiques ainsi que celui de la datation des roches.

Cette semelle pétrifiée est donc ce qu’on appelle un OOPART = un objet dont la datation ne correspond absolument pas à l’Histoire officielle… et dont on se débarrasse. Rangés dans des salles d’archives, disparus totalement, vendus à des collectionneurs privés, ces objets très nombreux percutent le narratif erroné et les consensus mensongers.
Aujourd’hui le fossile a disparu, personne ne sait où il est. Les articles sont disponibles à condition de payer, dans les archives américaines, et je n’ai pas réussi à trouver de photos sur le net malgré les nombreux articles qui évoquent ce sujet.
Il nous est impossible de l’analyser à nouveau ou de publier à comité de lecture à son sujet. Etonnant n’est-ce pas ?