Aller au contenu
Accueil » Respirianisme : Vivre sans boire ni manger, oui c’est possible !

Respirianisme : Vivre sans boire ni manger, oui c’est possible !

Partager :

Incroyable n’est-ce pas ? Et pourtant… vrai !

Vivre sans nourriture pendant des années. Sans eau pendant des jours entiers. Et demeurer en bonne santé. Ce qui semble biologiquement impossible fait pourtant l’objet d’observations médicales troublantes, d’expériences controversées et de témoignages qui résistent, siècle après siècle, aux tentatives d’élucidation rationnelle. Le phénomène, popularisé par le documentaire Lumière (Am Anfang war das Licht) du réalisateur P. A. Straubinger en 2010, porte un nom : le respirianisme (ou le pranisme, ou l’inédie).

Notre enquête (Sibélius et Mavosa) plonge dans un dossier explosif, à la frontière entre science, mystère et remise en cause de nos certitudes les plus fondamentales.

Nous alertons cependant nos lecteurs sur cette pratique : n’est pas respirianiste qui veut.
Cet article se veut avant tout informatif et objectif : oui certains parviennent à vivre sans manger, mais non ce n’est pas pour cela qu’il faut se lancer sans préparation. De nombreux articles pullulent sur le net en mettant en garde l’opinion publique et en parlant parfois de « dérives sectaires », sans véritablement tenter de comprendre pourquoi certains y arrivent… à vous de vous faire votre propre opinion !

1. Le cas Gabriel Lesquoy : ne s’alimente plus depuis 2012

Je vous avoue que lorsque Sibélius m’a proposé cet article, j’étais sceptique. Ne plus manger, à la rigueur j’en avais déjà plus ou moins entendu parler grâce aux jeûnes hydriques de 40 jours sous surveillance médicale (pratiqués en Russie notamment, dans un cadre médical strict), mais ne plus boire… c’était pour moi impossible. J’ai cherché quelques sources et je suis tombée (mais le hasard existe-t-il ?) sur ce témoignage époustouflant de Gabriel Lesquoy, un infirmier DE lorrain devenu thérapeute énergéticien qui affirme ne plus ingurgiter de nourriture depuis juillet 2012.

Son histoire

Fin 2011, Gabriel visionne le reportage allemand Lumière dont il est question plus haut, et c’est pour lui une onde de choc : est-il possible de se nourrir exclusivement de Lumière ? Très sceptique car travaillant dans le domaine de la santé et de formation médicale, ce film résonne en lui et le questionne profondément. Il passe d’abord d’omnivore à végétarien, puis naturellement, il mange moins, réduisant petit à petit ce qu’il absorbe, fruits et légumes uniquement. Ses trois repas quotidiens se réduisent à deux repas, puis un seul par jour. Et en juillet 2012, il saute le pas en s’initiant à la nourriture pranique. Aujourd’hui, il se nourrit de « Prana / Chi / Lumière, de méditation, de couleurs, d’odeurs, de relations, et d’un peu de chocolat et de champignons crus de temps en temps ».
Sportif, sa prise de sang annuelle révèle que… tout est normal, au grand dam de son médecin !

Une bonne entrée en matière pour se familiariser au pranisme et respirianisme :

2. Vivre sans manger : le principe qui défie la médecine

Les respirianistes affirment pouvoir arrêter toute alimentation solide — parfois même cesser de boire — et maintenir leur énergie grâce à la lumière, au prana, au chi ou aux forces subtiles de l’environnement. Ce qui, pour la médecine conventionnelle, conduit inexorablement à la mort en quelques jours ou semaines.

Et pourtant, ce phénomène traverse les siècles avec une constance déconcertante.

3. Des siècles de témoignages impossibles à effacer

Bien avant que le mot « respirianisme » n’existe, l’histoire européenne conserve la trace de cas troublants, soigneusement consignés par des contemporains et étudiés depuis par des historiens et des médecins — sans que la question soit jamais véritablement réglée : on parle dans ces cas d’inédie.

Quatre femmes inédiques qui ne mangeaient plus rien ou quasiment plus rien et qui ont pourtant vécu des années. Toutes étaient croyantes ou mystiques : Catherine de Sienne, Thérèse Neumann, Lidwine de Schiedam et Marthe Robin.

Catherine de Sienne (Italie, XIVe siècle), mystique chrétienne et future sainte, aurait vécu des années en ne consommant presque rien, si ce n’est l’eucharistie, un peu d’eau et quelques herbes. Les témoignages de l’époque décrivent un amaigrissement extrême, et les historiens modernes évoquent une « anorexie mystique » — explication commode qui contourne plus qu’elle ne résout le mystère. Elle meurt à 33 ans.

Lidwine de Schiedam (Pays-Bas, XIVe siècle), restée alitée pendant plus de 30 ans après une chute à l’âge de 15 ans, aurait selon les récits hagiographiques survécu sans nourriture solide pendant des décennies. Les chercheurs contemporains parlent d’un mélange de maladie chronique et d’interprétation religieuse, sans pouvoir trancher définitivement. Les récits parlent d' »inédie » = vivre sans manger.

Thérèse Neumann (Allemagne, XXe siècle) constitue l’un des cas les plus documentés de l’ère moderne. Mystique et stigmatisée, elle avait également des extases le vendredi et des visions religieuses. Elle affirmait ne se nourrir que de l’hostie consacrée depuis près de 35 ans. Des observations médicales ont bien été conduites pendant 15 jours, confirmant l’absence de nourriture — mais jamais dans des conditions parfaitement contrôlées.

Marthe Robin (France, XXème siècle), mystique catholique paralysée alitée pendant plus de 50 ans, aurait vécu pendant des décennies sans nourriture ni eau, à l’exception de l’eucharistie. Son cas est attesté par son entourage et des médecins, bien qu’aucune étude stricte n’ait été menée ni publiée à son sujet.

4- Trois cas récents bien étudiés

Cas N°1 : 40 jours sous contrôle médical

Selon sa biographie au Vatican, Alexandrina de Balazar (1904-1955), mystique catholique portugaise, n’aurait reçu aucune nourriture, à l’exception de la communion quotidienne, de mars 1942, pendant environ 13 ans jusqu’à sa mort.
Du 10 juin au 20 juillet 1942, elle accepte d’être internée à l’hôpital de la Foce à Douro pour y subir un contrôle médical incluant une surveillance de tous les instants, au terme duquel un procès-verbal est rédigé et signé par les médecins, indiquant qu’elle n’avait pris aucun aliment solide ni liquide durant ces 40 jours sans que son poids en soit modifié ni sa santé altérée.

La portugaise Alexandrina de Balazar et l’indien Hira Ratan Manek.

CAS N°2 : 411 jours sous surveillance médicale

Le cas de l’indien Hira Ratan Manek, spécialiste de la méditation solaire, demeure l’un des plus spectaculaires jamais documentés. Né en 1937 à Bodhavad (Inde), ingénieur en mécanique diplômé de l’Université du Kérala, Hira Ratan Manek prend sa retraite en 1992 et commence à étudier la pratique du sungazing (se nourrir de la lumière du soleil en observant celui-ci aux premières heures du jour ou au crépuscule). C’est cette pratique qui lui permettrait de se nourrir depuis 1995 de lumière solaire et d’eau solarisée (exposée au soleil durant 5 à 8 heures).

Entre 2000 et 2001, il a été placé sous observation médicale continue pendant 411 jours, sous la direction d’une équipe de vingt-et-un à vingt-quatre médecins conduite par le Dr Sudhir Shah.
Durant toute cette période, il ne consommait que de l’eau — parfois du thé, du café ou du babeurre. Son poids a diminué d’environ 19 kilogrammes. Ses analyses biologiques sont restées globalement dans les normes selon le rapport établi à l’issue de l’observation.
Aucune explication physiologique claire n’a été fournie. Aucune publication scientifique majeure n’a suivi. Le cas reste, à ce jour, officiellement inexpliqué.

CAS N°3 – L’homme qui n’aurait ni mangé ni bu pendant 80 ans

Plus stupéfiant encore : le mystique indien Prahlad Jani, connu sous le nom de Mataji, décédé en 2020 à l’âge approximatif de quatre-vingt-douze ans, affirmait n’avoir consommé ni nourriture ni eau depuis son enfance — soit plus de quatre-vingt années d’inédie totale.

Prahlad Jani à l’âge de 90 ans environ.

Des équipes médicales indiennes l’ont soumis à deux observations distinctes. En 2003, dix jours à l’hôpital Sterling sous la supervision du Dr Sudhir Shah. En 2010, quinze jours dans une pièce scellée, sous surveillance vidéo continue, organisée par le DIPAS — l’Institut de défense indienne — avec trente-cinq chercheurs mobilisés.

À l’issue de ces protocoles, les médecins ont confirmé l’absence totale d’ingestion. Tous les examens biologiques sont demeurés dans les normes. Ils n’ont pu expliquer comment il survivait.

Le jeûne de quatre-vingt ans reste une affirmation personnelle impossible à vérifier rétrospectivement. Ce que les équipes médicales ont observé directement, en revanche, demeure sans explication.

5- La piste des biophotons : quand la physique ouvre une brèche

Le biophysicien allemand Fritz-Albert Popp apporte à ce débat un éclairage d’une nature différente. Ses recherches, reconnues dans la communauté scientifique, ont établi que les cellules vivantes émettent une lumière ultra-faible, cohérente, invisible à l’œil nu : les biophotons. L’organisme fonctionnerait comme un système électromagnétique dont la santé dépendrait de la cohérence lumineuse interne.

Expérience : un homme a été placé dans une pièce totalement étanche à la lumière – obscurité absolue, pas un seul rayon de lumière, aucune interférence électromagnétique de l’extérieur. Cette image a été créée sur une période de deux heures en utilisant une technique spéciale d’exposition longue. Ce qui apparaît n’est pas la lumière ambiante, c’est la lumière de l’être humain lui-même. Les zones claires indiquent la lumière émise par ce que l’on appelle les biophotons, des quanta de lumière ultrafins que notre corps, en particulier notre ADN et nos cellules, émet en permanence. Nous sommes, au sens propre du terme, des êtres de lumière.
Le terme biophotons est issu des recherches du professeur Fritz-Albert Popp qui a découvert que les cellules vivantes émettent un faible rayonnement lumineux dans la gamme des ultraviolets – une lumière qui est des millions de fois plus faible que ce que l’œil peut voir. Cette émission de lumière n’est pas un sous-produit, mais un échange ciblé d’informations au sein des cellules et entre elles.
De plus, ces photons semblent être cohérents, c’est-à-dire ordonnés comme un laser, ce qui suggère une sorte de “communication lumineuse”.
Notre ADN (toujours lui !) joue un rôle central dans ce processus, car il n’émet pas seulement de la lumière, mais il est également capable de la stocker et de la réémettre.

Dans le documentaire Lumière, le professeur Popp développe une idée provocatrice : si la nourriture sert essentiellement à transmettre à l’organisme la lumière solaire qu’elle contient — et non les molécules elles-mêmes —, alors ce qui nourrit réellement le vivant, c’est l’information lumineuse, et non la matière.

« Essentiellement, on ne vit pas de matière, de substance, de molécules, mais d’informations. L’essentiel est le stockage de la lumière et la distribution de cette lumière dans l’organisme. Un organisme est un être de lumière. »

Il serait toutefois inexact de présenter Popp comme un partisan du respirianisme : ses travaux ouvrent une réflexion sur la nature de l’énergie biologique, mais il n’a jamais formellement conclu qu’un organisme humain pouvait se passer de nourriture.

6- Ce que dit la science officielle – et ce qu’elle ne peut expliquer

La position de la médecine conventionnelle est sans ambiguïté : aucun être humain ne peut survivre durablement sans eau ni nutriments. Aucune preuve publiée et validée ne vient accréditer l’inédie permanente. Et plusieurs décès tragiques ont été directement liés à des tentatives de respirianisme — Verity Linn en 1999, Lani Morris en 1999, Timo Degen en 1997, Anna Gut en 2011, parmi d’autres.

Ces mises en garde sont sérieuses et ne doivent pas être minimisées.

Pourtant, la médecine officielle ne parvient pas non plus à expliquer ce qu’elle a elle-même observé : des individus placés sous surveillance stricte, sans accès à la nourriture ni à l’eau, dont les paramètres biologiques sont demeurés normaux pendant des durées allant de dix à quinze jours — voire, dans le cas de Manek, avec de l’eau seulement, pendant plus d’un an. Ce n’est pas un croyant qui l’affirme. Ce sont des médecins qui l’ont consigné.

7- L’énigme qui traverses les siècles

Pourquoi ces cas persistent-ils depuis des siècles, dans des cultures et des contextes radicalement différents ? Pourquoi certaines observations médicales demeurent-elles officiellement inexpliquées, sans que la communauté scientifique ne juge utile d’approfondir l’investigation ?

Il est tentant de s’interroger sur les intérêts en jeu. Une partie de l’économie mondiale repose sur la nécessité biologique de se nourrir. Les liens entre industrie agro-alimentaire, industrie pharmaceutique et maladies liées à l’alimentation forment un système dont la remise en cause aurait des implications considérables. Cette lecture n’est pas une certitude — c’est une question que certains chercheurs indépendants posent, et qu’il serait intellectuellement peu honnête d’écarter d’un revers de main sans examen.

Au-delà des intérêts économiques, c’est un basculement de civilisation que le respirianisme implique en creux. Si l’être humain n’était plus fondamentalement contraint de travailler pour subvenir à ses besoins alimentaires, c’est le rapport au travail, à la production, à la richesse et au sens même de l’existence quotidienne qui s’en trouverait transformé. Non pas une découverte scientifique parmi d’autres, mais un changement de paradigme dont les implications toucheraient à la définition même de la condition humaine.

Le respirianisme est-il l’indice d’une capacité humaine que nous ne savons pas encore mesurer ? La science n’a pas répondu. Et c’est précisément ce silence qui mérite d’être interrogé.


Pour découvrir le documentaire Lumière de 2011, voici un extrait de 20 min offerts par Jupiter Films, et n’oubliez pas de cliquer sur le documentaire très intéressant présenté en début d’article sur Gabriel Lesquoy :


Partager :

Envie de commenter ?

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *