
L’essentiel
En 1999, l’association COMETA publie un rapport de 90 pages sur les OVNI et PAN en France. Le rapport fait l’effet d’une bombe car il est relayé dans la presse et par de nombreux journalistes.
Un document incontournable pour comprendre le sujet.
Les auteurs du rapport :
· Préface du Général Bernard Norlain, ancien directeur de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale ;
· Coécriture présidée par un général de l’armée de l’air, le Général Denis Letty ;
· Divers experts provenant de l’institut des hautes études de la défense nationale.
L’association COMETA
Acronyme du COMité d’ETudes Approfondies, le COMETA. D’abord une association de fait de 1996 à 1999, elle devient le 24 février 1999 une association de loi 1901 à but non lucratif. Elle est présidée par Denis Letty, Général de l’armée de l’air, et se compose d’experts provenant pour la plupart de l’institut des hautes études de la défense nationale. Son objet est la sensibilisation des pouvoirs publics et de la population au phénomène OVNI ou PAN. Elle n’est actuellement plus en activité en 2026.
Le rapport
L’un des membres de l’association, Jean-Jacques Velasco membre du CNES et ex-directeur du GEPA et du SEPRA, remet au premier ministre de l’époque Lionel Jospin, en main propre, le document de 90 pages intitulé « Rapport COMETA », fruit de trois années d’études et de recherches des experts.
Le rapport n’a pas été commandité par l’Etat : il est créé sur la volonté de ses auteurs.
L’opération est médiatisée, et est suivie de la publication d’un ouvrage intitulé « Les OVNI et la Défense : à quoi devons-nous nous préparer ? ».

Le rapport, écrit dans un style abordable pour tous, comporte une introduction, une conclusion, et trois parties : faits et témoignages (dont une partie sur les rencontres rapprochées), le point des connaissances, les OVNI et la défense. Il comporte aussi des annexes.
Le contenu
Le rapport revient d’abord sur des cas documentés issus de l’armée de l’air, de l’aviation civile et des témoignages au sol (dont Valensole l’un des cas emblématiques de l’ufologie française). Puis, il est question de l’historique de traitement des cas en France avec la création du GEPAN, la participation de la gendarmerie, de l’armée de l’air, de l’aviation civile, et des méthodes complémentaires.

Ensuite, le rapport détaille les observations relevées lors les PAN dans une tentative de modélisation :
· Des déplacements aériens accomplis en silence, avec de très fortes accélérations et de très grandes vitesses, l’arrêt des moteurs terrestres proches, la paralysie locomotrice des témoins.
· L’absence d’hélice ou de réacteur sur les engins observés.
Le rapport liste ensuite les possibles concepts de propulsion des engins, en l’état des connaissances de l’époque : la MHD (Magnétohydrodynamique) développée par Jean-Pierre Petit d’après les écrits Ummites (les Ummites sont une civilisation exogène présente sur Terre – d’après eux – depuis 1950) qui donne les avions et missiles supersoniques actuels des Russes ; la propulsion à partir de réactions chimiques ; la propulsion faisant appel à l’éjection de faisceaux de particules ; la propulsion nucléaire par fission.
Pour expliquer le phénomène de l’arrêt des moteurs terrestres, ils imaginent un faisceau micro-onde autour de l’engin, un champ électrique, capable d’ioniser l’air autour du moteur provoquant un court-circuit. La même explication est proposée pour l’immobilité physique des témoins.
Pour expliquer les phénomènes, le groupe met sur la table plusieurs hypothèses : les extraterrestres (des êtres venus d’autres planètes qui nous rendraient visite), la désinformation (de fausses vidéos, de faux témoignages), les images holographiques (d’origine humaine ou non) et les phénomènes naturels inconnus (mais dans ce cas, quid de l’intelligence observée ?).
Pour ce qui concerne les extraterrestres, le rapport convient que les planètes du système solaire ne sont pas habitables, donc pas habitées, et qu’il faut parcourir une distance considérable pour atteindre le système solaire le plus proche du nôtre.
Remarque : il n’est ni fait mention d’êtres intraterrestres (venant de l’intérieur de la Terre), ni d’êtres exodimensionnels (venant d’autres dimensions). A cette époque (1999), les auteurs du rapport ne semblent pas connaitre pas les notions de dimensions et de multivers, théorie soutenue aujourd’hui par les recherches en physique quantique : un même espace (une planète par exemple) peut exister en plusieurs dimensions, et tout ce qui la compose également. Ce qui signifie que dans notre dimension (notre fréquence de réalité), nous voyons par exemple Vénus comme une planète inhabitable, mais en changeant de fréquence (en l’élevant par exemple), une autre réalité s’offre à nous et Vénus devient habitable, et peut-être habitée (elle l’est).
La meilleure analogie est celle des fréquences radio : avec un même poste radio, la même antenne, la même énergie qui l’alimente, vous pouvez écouter une station FM, et il vous suffit de changer de fréquence pour entendre la station de radio la plus proche.
Nikola Tesla disait : « If you want to find the secrets of the universe, think in terms of energy, frequency, and vibration ».
Le rôle des USA
Le rapport apporte de nombreuses informations sur le rôle des Etats-Unis : la mission première du projet Blue Book de 1948 à 1969 (juste après Roswell – juillet 1947 et la création de la CIA – septembre 1947) était de démentir le phénomène OVNI alors qu’à cette époque suite à leur programme nucléaire et le largage des bombes sur le Japon, les Etats-Unis étaient confrontés à de nombreuses observations et contacts rapprochés.
Dès 1969, les USA stoppent les études officielles sur les OVNIS (mais pas officieuses, ni militaires, ni CIA, ni DIA), et des associations privées comme le MUFON créé la même année, prennent le relai.
Le rapport évoque le livre du colonel Corso (The Day after Roswell – Au lendemain de Roswell) avec les vaisseaux récupérés et les cadavres des entités biologiques entreposés dans un hangar.
D’après le rapport COMETA, les USA sont bien au courant—bien plus que les Français– et bien plus en avance également sur l’explication des phénomènes et les programmes de recherche, mais tout est caché au public pour éviter la panique et l’effondrement du modèle sociétal actuel : les croyants seraient bouleversés, les médias méfiants ou paniqués, les peuples choqués, le système économique pourrait s’effondrer, en particulier si l’énergie libre était déployée face au modèle d’énergies fossiles faisant tenir des économies entières.
Les dossiers OVNI sont classés au-dessus d’ultra secret (donc plus secret que le nucléaire, donc même les Présidents n’y ont pas accès). Le rapport souligne qu’il est possible que les USA entretiennent des contacts avec des extraterrestres et que leur attitude (démentir, nier, désinformer, ridiculiser) est plus que suspecte et révèle une volonté de garder une supériorité technologique, militaire et spatiale sur les autres pays.
Remarque : sur ce point, ils ont raison. Non seulement ils entretiennent des contacts, mais ils participent également à des programmes terriblement amoraux qui pourraient être qualifiés de crimes contre l’humanité.
La conclusion et les recommandations
Le rapport conclut que toutes les preuves réunies démontrent la réalité physique quasi certaine d’objets volants totalement inconnus, aux performances de vol et au silence remarquables, apparemment mus par les intelligences. Et nous sommes en 1999.
Les auteurs déplorent que les témoins ne parlent pas de ce qu’ils ont vu ou vécu, mais en comprennent les raisons : la crainte de paraître ridicule, aliéné ou crédule.
Pour expliquer tous ces phénomènes, ils retiennent l’hypothèse des visiteurs extraterrestres, qui est selon eux « de loin la meilleure hypothèse scientifique ».
Le rapport COMETA suggère de former les personnes les plus susceptibles de voir un PAN en leur expliquant les réflexes à avoir (pilotes, personnel navigant, contrôleurs), développer les outils et organes français d’observation et d’analyse, continuer les investigations spatiales, y compris européennes, déceler et analyser les tentatives de désinformation des gouvernements étrangers.
Remarque : cela me fait penser à un ami de lycée devenu pilote de ligne, avec lequel j’ai souhaité échanger sur les OVNI en 2025. Sa réaction ? Il m’a ri au nez et pris pour une illuminée ! Les ravages de l’ignorance.
Ils préconisent d’informer les décideurs politiques, militaires et administratifs, renforcer les moyens matériels et humains du SEPRA (ex-GEIPAN), faire prendre en compte la détection des OVNI par les systèmes civils et militaires, entreprendre auprès des USA des démarches diplomatiques pour inciter la superpuissance à collaborer, réfléchir aux mesures à prendre en cas de manifestation spectaculaire et indiscutable d’OVNI.
Les réactions en 1999
· Satisfaction chez les ufologues qui travaillent depuis des décennies sur le sujet ;
· Scepticisme dans la presse (L’Express par exemple) et attaque du sociologue Pierre Lagrange qui soulève un certain amateurisme et une approche archaïque du sujet ;
· En 1999, le magazine VSD lui consacre un hors série vendu à 70 000 exemplaires.
Quelques années plus tard en mars 2006, selon Jean-Pierre Petit, le général Letty se disait désabusé.
En 2010, Alain Boudier, président de la Commission PAN/SIGMA déclare rejoindre les conclusions du rapport COMETA, qui est selon lui, plus connu aux Etats-Unis qu’en France.
Mon avis
Il y a vingt-sept ans, des responsables français, reconnus pour leur sérieux et leur crédibilité, osaient évoquer publiquement le phénomène des Objets Volants Non Identifiés, allant jusqu’à en saisir officiellement les citoyens et les autorités publiques, au risque d’entacher leur réputation.
Comme souvent avec les cas de désinformation systémique sur la planète Terre et leur révélation (pensez par exemple aux Pyramides et aux théories de l’évolution), aucun véritable changement de paradigme ne semble s’être opéré.
Certes, le sujet demeure vaste et vertigineux pour certains, entouré de multiples garde-fous médiatiques, sociaux, religieux et politiques. Toutefois, je m’interroge : certains individus ne seraient-ils pas, en quelque sorte, enclins à écarter systématiquement cette question, comme encodés pour y être hermétiques ? On pourrait leur présenter des éléments probants, des archives déclassifiées, des témoignages concordants, voire des démonstrations scientifiques et quantiques complexes ; quand bien même un engin discoïdal se poserait dans leur jardin et qu’une entité exogène en émergerait, ils demeureraient sceptiques.
Et vous, avez-vous déjà observé chez certains une telle imperméabilité à l’égard de ces phénomènes ?
En bonus : téléchargez gratuitement le rapport COMETA de 1999 :