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Le paradis, le purgatoire et les enfers par Vincent Hamain

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Imaginez. Vous subissez une lourde opération du cœur et durant celle-ci, vous faites une terrible hémorragie pendant laquelle on vous transfuse 7 litres de sang. Votre cœur s’arrête pendant 45 minutes. Vous êtes mort.

C’est ce qu’a vécu Vincent Hamain en 1999. Mais ce qui lui est arrivé pendant ces précieuses minutes défie tous les récits de mort imminente connus. Le tunnel de lumière, les êtres lumineux, la revue de vie, les lieux de vie, les âmes, la fratrie, mais aussi l’enfer et le purgatoire : Vincent va expérimenter, visiter, dialoguer, puis revenir dans son corps, avec ce récit exceptionnellement complet, que je vous propose d’explorer ici.

C’est énorme, c’est puissant, c’est riche, et c’est maintenant.

« La mort, le plus beau jour de votre vie. »

Vincent Hamain

Le point de départ : l’opération cardiaque

Vincent Hamain est à l’époque directeur technique de Scène Nationale à Châteauroux, il occupe un poste important, a une vie équilibrée, a reçu une éducation catholique et ne connaît absolument pas les notions d’EMI ou NDE. Pour lui, « Quand on est mort, on est mort ».

EMI : Expérience de Mort Imminente
NDE : Near Death Experience
Entre 4% (études européennes) et 10% (études américaines) de la population déclare avoir vécu une Expérience de Mort Imminente, ce pourcentage pouvant atteindre 18% chez les personnes victimes d’un arrêt cardiaque.

Il consulte son médecin, assez banalement, pour un problème de tachycardie. Le diagnostic du cardiologue tombe : sa valve mitrale est défaillante. Il est dirigé vers la Clinique Saint Gatien à Tours et le Dr Baux (orthographe ?) lui annonce qu’il peut bénéficier d’une opération innovante mise en place par un professeur réputé venant d’Ottawa au Canada.

Le 8 octobre 1999, à 7h du matin, il arrive dans le bloc opératoire situé en sous-sol de la clinique, où beaucoup de personnes, personnel médical et journalistes, sont venues assister à cette première européenne.

La sortie du corps physique

Vincent se réveille au plafond de la salle d’opération et se demande dans un premier temps ce qu’il fait là et s’il n’est pas en train de rêver. Sa vision est panoramique, il voit au-delà de la matière, l’intérieur des gens, et il perçoit leurs paroles et pensées dans une cacophonie notoire : « On va le perdre », « Il est mort ».

L’EMI commence toujours par une décorporation : une sortie du corps physique suivie d’une prise de conscience de cet état éthéré où les sens sont plus étendus et les capacités plus grandes : traverser les murs, entendre les pensées.

Il sort alors du bloc en traversant les murs et assiste à une scène importante, qu’il relatera plus tard au médecin et constituera une preuve de son EMI : une infirmière et un patient septuagénaire sont en pleine discussion houleuse à quelques dizaines de mètres du bloc opératoire. Ce dernier qui vient d’être amputé des deux jambes manifeste son mécontentement. En effet, l’amputation était prévue en-dessous du genou, mais s’est faite au-dessus, à cause d’une gangrène qui s’était propagée.

Vincent revient ensuite au bloc du sous-sol. Le verdict tombe : « il est mort ». Il vient de faire une importante hémorragie nécessitant une transfusion, son cœur s’est arrêté. C’est fini.

Le tunnel de lumière

Tunnel de lumière : illustration IA

Un tunnel s’ouvre alors devant lui, énergétique, coloré, magnifique, accompagné d’une musique mélodieuse et rassurante. Il se dirige vers un point blanc lumineux (ou le point vient à lui, il ne sait pas trop), plus lumineux que le Soleil mais non éblouissant. Il décrit ce passage comme texturé, enveloppant, comme entrer dans un rideau de matière, une caresse d’amour.

« Comme 100 000 mamans qui vous disent « je t’aime ». »

Vincent Hamain

Il entre ensuite dans un univers tout blanc, très lumineux, à peine perceptible au niveau des dimensions, de la géométrie. La musique se fait toujours entendre.

Il ne ressent aucune peur, tout est hyper rassurant, reposant sur la puissance de l’Amour.

Une voix intérieure (ou peut-être extérieure) lui annonce qu’il est bien mort.

La revue de vie

S’ensuit un examen de soi-même : Vincent assiste à une vision panoramique de sa propre vie, et même des précédentes. Il prend alors conscience que les vies antérieures sont réelles. Il a d’ailleurs eu des vies « pas très belles, en tant que voyou, parfois brutal ».

Pendant cette phase, il ressent tout et prend conscience de la profondeur des blessures infligées aux autres, de la méchanceté propagée, même involontaire. Son bilan personnel est somme toute assez léger.

Le paysage

Une voix lui annonce la bienvenue et il se retrouve dans un autre monde, plus lumineux, plus beau que le monde terrestre. Il marche sur une herbe énergétique, ressent l’amour, est parcouru d’émotions intenses. La nature qui l’entoure est très colorée, vibrante, teintées de couleurs inconnues, vivante. Il aperçoit des collines, des arbres, et peut zoomer grâce à sa perception aiguisée jusqu’au micron, jusqu’au détail précis et microscopique.

Paysage paradisiaque – illustration IA.

Il s’assoit dans l’herbe, sur ce sol merveilleux.

La rencontre

Trois personnages assez grands s’approchent de lui. Il sont très beaux, souriants, jeunes (la trentaine), pas une ride, très lumineux. Ils communiquent par la pensée (télépathie) d’une voix douce. Il reconnaît de suite le regard d’un ami proche, Baudouin, décédé quelques années plus tôt d’une tumeur au cerveau – bien qu’il ne soit pas dans l’enveloppe charnelle qu’il connaissait sur Terre.

L’espace de régénération

Vincent décrit un espace de régénération de l’âme : dans une ambiance « copains qui se retrouvent pour boire une bière », avec beaucoup d’humour, le désincarné est accueilli par des personnages pour une réflexion profonde et une compréhension des choix qui ont été faits pendant l’incarnation, à partir de la revue de vie citée plus haut. Il indique qu’ils ont « le livre de notre vie » à disposition.

C’est une étape qui fait mal, qui peut prendre énormément de temps, qui ravive les regrets et peut stigmatiser l’âme. Le but est de purger l’âme (serait-ce le purgatoire ?) de ses choix, regrets, remords, erreurs. Le jugement n’est absolument pas externe, mais purement interne : on se juge soi-même, sans excuse, sans filtre, à l’aune de l’Amour. Plus l’âme a mené une vie de « mauvais choix », plus cette étape peut être longue et difficile.

Le but est de nettoyer l’âme pour la remettre dans l’état dans lequel elle se trouvait avant l’incarnation.

Purge des maladies

Purge des maladies : illustration.

En cas de maladie douloureuse, l’âme est abîmée, il est nécessaire de nettoyer les stigmates par beaucoup d’amour et de bienveillance : là encore des entités sont présentes pour accueillir les désincarnés et les débarrasser des dernières traces de l’incarnation.

LA FRATRIE

L’étape suivante est de retrouver tous les gens qu’on a aimés ou qui nous ont aimé : famille, amis, proches. En général ils nous ont aidés dans notre incarnation, car ils peuvent nous donner de l’amour et se condenser parfois dans notre réalité pour faire apparaître des signes (synchronicité, un livre qui tombe, un courant d’air, une sensation de toucher, une plume, un papillon, etc.).

Les fratries vivent dans des demeures en harmonie avec nous-mêmes, composées de plusieurs pièces, lieux de vie, chambres, lieux de discussion, pièce de projection holographique. Elles sont meublées de meubles énergétiques dans lesquels on peut s’allonger, s’assoir, se reposer, discuter. Il est d’ailleurs possible de se plonger dans une sorte de léthargie, le temps qu’il faut, bercé par l’amour et la musique, après la régénération et les purges pour continuer à se ressourcer.

Les explorations

L’une des activités consiste à explorer, visiter les autres dimensions à la vitesse de la pensée, qui permet de se déplacer en une fraction de seconde, dans un but précis. Ces visites se font accompagné de membres de la fratrie, car ce sont des expériences intenses et parfois déstabilisantes.

On ne peut explorer que les niveaux vibratoires plus bas que le nôtre, et on est visités par les entités des niveaux supérieurs au nôtre, qui descendent pour nous rencontrer.

Le BAS ASTRAL : les enfers

Vincent va ainsi explorer les plans inférieurs et notamment le bas astral qu’on peut également appeler l’enfer. Cette dimension est terrible : les âmes emprisonnées dans la haine d’elles-mêmes ne perçoivent rien si ce n’est leur propre vibration intérieure, la noirceur absolue, telle un rouleau compresseur qui les écrase dans le dégoulinant et le répugnant. Cet état est auto-généré par leur propre conscience.

Pour tenter de les aider, des âmes vaillantes leur proposent la lumière.

Remarque : j’ai cherché des illustrations d’enfers, celles-ci montrent des âmes brûler, souffrir par le feu et la lave. Dominance de noir, rouge, orange. C’est un biais dogmatique induit par la religion. Toutes les EMI qui évoquent les enfers parlent de glu, de poisse, de pesanteur, de noirceur, mais jamais de « brûler en enfer » par les flammes.

Les sous-sols

En dessous des enfers, il existe un lieu encore plus terrifiant : les sous-sols extrêmement denses et privés de lumière. Dans ce lieu dominé par l’enfermement, l’âme se sépare de son histoire divine : c’est l’effacement, la disparition, la dissolution dans le noir absolu. La haine de soi est trop forte, l’âme ne s’en sort pas et fait le choix de refuser définitivement la Lumière. C’est la damnation éternelle.

Les paradis

Selon Vincent, il y a des millions de niveaux, de plans vibratoires. Et les plans supérieurs sont merveilleux : des paysages incroyablement beaux, des cités lumineuses bordées de fleuves émeraudes, des couleurs brillantes, chatoyantes. Des lieux où la fréquence de l’amour règne en maître.

Rencontre avec une autre civilisation

Vincent raconte avoir eu l’opportunité d’échanger avec une civilisation avancée vivant dans notre Galaxie La Voie Lactée, mais pas dans le bras d’Orion comme nous, plutôt dans un bras proche (lequel ? Persée ? Sagittaire ?). Le contact s’est produit grâce à une bulle énergétique (Philippe Guillement dirait une « bulle quantique ») qui permet de condenser l’éther : Vincent a pu dialoguer avec ces Galactiques, dont un dignitaire. Physiquement, ils sont humanoïdes, télépathes, grands, fins, beaux, avec un niveau spirituel élevé, une grande intelligence et de la bienveillance (Cette description correspond assez bien aux exogènes décrits par Robert Lortal lors de son escapade dans une base de l’Himalaya en 1968, et plus largement aux définitions données par les contactés).

Représentations communes de Galactiques de type Nordiques ou Pléadiens, tels que décrits par les contactés : grands, beaux, parfaits.

Cette civilisation a repéré la nôtre, et ils sont très positifs et plein d’espoir : nous serions calibrés pour devenir une civilisation galactique importante, mais pour cela, nous devons passer par plusieurs chaos et cataclysmes civilisationnels (Hyperborée ? Lémurie ? Continent de Mu ? Atlantide ? Tartarie ?), avant d’attendre la finalité : l’Amour.

Pour nous surveiller, ils envoient des émissaires aux corps adaptés à tout type d’environnement et non organiques : des petits Gris. Ce sont des exécutants qui abductent certains d’entre nous pour étudier l’évolution du génome et nous observer. Parfois, ils peuvent laisser des messages ou des conseils sur le chemin à prendre (Ariel School 1994 = préservation de la Terre ? Chilbolton 2001 = se méfier des fausses promesses ?).

Quelques visuels de Gris, qui ne sont pas tous petits d’ailleurs. Eben, Xrog, Emerther, Airk, Do-Hu (classification Elena Danaan)… ils protègent leurs yeux par de fines membranes noires qui leur confèrent ces yeux caractéristiques décrits par les abductés. Le récit de AIRL dans le livre Alien Interview nous éclaire sur ce qu’est un corps non biologique de Gris.

La supra-harmonie

Vincent désigne sous le nom de « supra-harmonie » l’ordre cosmique conscient et supérieur qui régit les Univers, sublime, multiplié à l’infini, cet ordre serait divin et créerait les âmes.

Le système est selon Vincent régi par « la loi vibratoire automatique » : chaque conscience se place dans le plan exact de sa fréquence.

Le retour dans le corps physique

Vincent estime que son escapade dans l’au-delà a duré environ « un an et demi » en temps terrestre (45 min d’arrêt cardiaque sur Terre). Il n’a bien évidemment pas envie de revenir sur Terre, qu’il décrit comme un enfer vu d’en haut. L’argument qui lui est avancé est celui de sa paternité : « tu es papa, tu dois t’occuper de tes enfants ».

Il accepte et redescend par le même tunnel emprunté à l’aller, il voit son corps dans une salle de réveil, aux côtés d’une infirmière qui s’occupe de lui. Il se fait la réflexion de l’entrée dans ce corps bien trop petit pour lui, comme si nous essayions en tant qu’humain de nous glisser tout entier dans un smartphone ou un gant.

Il entre pourtant parfaitement dans son enveloppe charnelle et est immédiatement submergé par la douleur de l’opération. Mais le plus terrible pour lui c’est l’apesanteur : cette atmosphère dense, pesante, cette lourdeur de la matière.

L’infirmière lui annonce que « tout s’est très bien passé et que c’était merveilleux », ce à quoi il répond qu’effectivement…. « c’était merveilleux » tout en prenant conscience de l’abîme qui sépare ces deux phrases pourtant similaires. Il se souvient de tout, dans la précision la plus absolue.

L’errance

Après sa NDE, Vincent s’empresse de valider son expérience dans la clinique auprès de médecins, d’infirmières, de patients. Mais personne ne semble familier de son récit. Pendant 10 ans, il va en parler autour de lui en espérant trouver une oreille attentive et compréhensive, doutant même parfois de lui-même et essuyant les moqueries et critiques. En vain.

La révélation

Vincent Hamain tombe par hasard en salle d’attente de son médecin (mais le hasard existe-t-il ?) sur la 4ème de couverture d’une revue scientifique qui fait la publicité du livre « La vie après la vie » du Docteur Raymond Moody. C’est pour lui une révélation : il n’est pas le seul à avoir vécu une NDE !

Le partage

Vincent se met à lire de nombreux ouvrages et tombe sur l’expérienceuse exceptionnelle Nicole Dron, qu’il rencontre lors d’une conférence et avec laquelle il va déjeuner pendant 2h. Leurs expériences sont assez similaires : Nicole va alors lui montrer le chemin du partage par les conférences, les interviews, les livres.

Nicole Dron est née en 1941, près de Saint-Quentin dans l’Aisne. Elle a été l’un des premiers « témoins » à accepter de parler publiquement de son expérience, sans volonté de publicité. Par le biais de conférences et en participant à des émissions radiophoniques et télévisées, elle a beaucoup contribué à la reconnaissance des EMI (Expériences de Mort Imminente) dans le grand public ainsi que parmi les chercheurs et scientifiques intéressés. Depuis plus de vingt ans, Nicole a sillonné infatigablement la France et les pays francophones afin de sensibiliser tous ceux que son récit pouvait aider. Elle a désormais des problèmes de santé et a décidé de se retirer, mais son œuvre est abondante, accessible et consultable en ligne. Elle a publié deux ouvrages « 45 secondes d’éternité » et « Comment as-tu aimé ? qu’as-tu fait pour les autres ? ». Un sacré bout de femme d’une gentillesse à toute épreuve.

Le témoignage essentiel de Nicole dans cette très belle interview menée par Tistrya :

Ses ouvrages

Vincent Hamain est principalement connu pour plusieurs ouvrages centrés sur son EMI et les conséquences spirituelles qu’il en a tirées :

1. Mémorandum pour l’au-delà – Un pas dans l’éternité

  • C’est son premier livre publié aux Éditions La Providence en 2014.
  • Contenu : récit détaillé de son expérience de mort imminente, depuis son arrêt cardiaque jusqu’à une exploration subjective des niveaux de réalité au-delà du corps physique.
  • Il y décrit notamment :
    • La décorporation initiale,
    • La confrontation avec la mort,
    • Le passage par un « tunnel » ou états de conscience,
    • Des perceptions difficiles à exprimer avec des mots « terrestres ».

2. Concession à perpétuité – Mémorandum pour l’au-delà

  • Suite du premier livre, paru en 2016 (réédition indépendante en 2021).
  • Objectif : approfondir la compréhension des « niveaux vibratoires » qu’il a expérimentés durant l’EMI, en allant au-delà des mots pour évoquer des émotions et états de conscience.
  • Il affirme que cette expérience « hante encore son quotidien » et qu’elle n’est « pas achevée » tant qu’il n’aura pas quitté définitivement ce monde pour rejoindre cet au-delà.

3. Au nom de Marie ! : Les mystères de l’Au-deçà

  • Le livre exploite son expérience de mort imminente pour aborder les mystères de l’au-delà et donne une interprétation spirituelle centrée sur la figure de Marie, avec des messages et leçons implicites sur l’après-vie.
  • Il met l’accent sur la continuité logique de la vie après la mort en fonction de notre façon d’être et de nos choix passés.

Pour aller plus loin et écouter Vincent expliquer son expérience, je vous invite à regarder cette interview très complète, disponible sur YouTube :


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